Crocell Café

le salon En passant le méridien

Où l'on se demande ce qu'attend le patron pour passer à autre chose.
Texte inédit

"Why pamper life's complexities when the leather runs smooth on the passenger seat?"

Passez muscade. J'ai lamentablement raté ma conversion à l'heure d'été. Février est décidément un con. Le mois, pas le chien. Mars ne vaut guère mieux. Plus tard, il y aura avril et mai. L'histoire d'un fil découvert qui fait ce qui lui plaît. Ou quelque chose dans ce goût-là. Tu me diras, quand on émerge des ténèbres, on se laisse plus facilement envahir par la chaleur. Les jours rallongent, je me prends deux heures de décalage par rapport au soleil mais je suis finalement heureux de le voir pointer son nez. Je dépérissais sans lui. Je dois être photosensible. Tu ne comprends pas, je souffre d'un stress saisonnier compulsif. Oui, je connais, ça s'appelle l'hiver. Patricia veut aller au cinéma ou voir une expo, elle ne sait pas encore, elle a envie d'un truc culturel, c'est certain. Elle voudrait Benjamin Button pour pleurer trois ou quatre fois, mais c'est long, froid et prétentieux, lui dis-je. Je voudrais Harvey Milk pour voir James Franco à poil, mais elle n'est pas dans un trip militant, dit-elle. Sinon il y a la rétrospective David LaChapelle au Musée de la Monnaie. Je trouve ça d'une vulgarité écœurante. Comme d'avoir un iphone ? Oui, si tu veux. Nous finissons au Lully's à boire des margarita frozen et la soirée nous échappe complètement.

Passé un billet de quatre-cents à la trappe mais dans des pompes chez Finsbury avec la désinvolture d'un contribuable en cessation de paiements et un sourire qui tromperait tout le monde même moi. Naturellement, je suis pour le bouclier fiscal. J'envisage de devenir immensément riche. La fin du monde peut s'inviter à dîner ce soir, au moins, je serai bien chaussé. Je suis venu essayer les noires mais je vais prendre les beiges. A la place ? Non, aussi, je suis contre l'hésitation qui plus est. Vous me faites marcher, allons. Je filerais bien chez Nodus en douce pour me trouver une chemise. Quelque chose de bien, de très bien même. Il faut acheter plus pour acheter encore plus. Les deux avatars de la catharsis consumériste que sont le chausse-pied et les boutons de manchette s'imposent ainsi à moi comme ultime panacée à la sinistrose en plaques. Je suis humble devant eux, mais je vais prendre la bordeaux. La bordeaux, oui, définitivement. On a fait plus original mais c'est moins gay, sauf si vous le prenez en parme ou en lilas. Je prends tout, prenez ma carte dans la main ou ma main dans la gueule mais décidez-vous.

Passé une interminable pendaison de crémaillère chez des amis de Patricia, pour faire plaisir à Patricia, avant de raccompagner Patricia. Patricia me fait chier, je devrais le lui dire. Mais c'était dans le dix-septième. Je n'y vais jamais, alors il y avait un petit côté vacances. J'ai presque failli poser des jours. On nous a servi une enfilade de mini-endives nappées d'une fine macédoine et d'autres choses très miam-miam encore. Ainsi qu'une dégoulinée de beats afro-cubains glissant vers une jungle poussive où j'ai reconnu un sample de New Order. Quarante personnes. Un grand couloir. De beaux volumes. Profitez-en, c'est le moment d'investir. Clémentine, c'est chez toi ? Clémentine porte un fuseau noir et une robe saumon atlantique, des cheveux très bruns et très raides tombant de part et d'autre d'un visage lisse, anguleux et austère, un lez en lame de couteau, des créoles aux oreilles. Elle est passablement jolie mais affiche un air sévère, mais juste sévère, de maîtresse de donjon. Un sourire, étrange, fugace, presque une excuse. Ses lèvres s'étirent comment deux tranches de foie. Possible qu'elle mange des petits oiseaux vivants. Je prie qui est à côté de moi de bien vouloir m'excuser, je me sens mal, c'est par là. Je vomis mes cachets, mon champagne et quelques fournées de petits fours à la cannelle, non sans admirer la netteté de la faïence.

Passé à Montparnasse, changé à Duroc, manqué de me rétamer en ratant le marchepied, et maté du militaire en pagaille. Sûrement nourris aux OGM, ils sont beaux et bien faits. Mangent des corn-flakes au petit déjeuner. Frankie susurre qu'il regarde le monde avec des lunettes roses, et l'orchestre de Count Basie enchaîne, imperturbable. C'est chaque fois pareil. Je devrais être habitué depuis le temps. Il y en a, c'est les décollages en avion. Moi, c'est les stations de métro. Tout le monde marche comme dans un clip de Daft Punk. J'en suis à un Lexomyl en cas de crise avec Prozac en traitement de fond. J'ai aussi le droit d'acheter des M & M's, il n'y a aucune contre-indication. J'aime bien mon traitement. C'est rassurant, un traitement. C'est rassurant de se savoir traité. Bien traité même. Soit un wagon de métro w roulant à une vitesse de 25 km/h et transportant un nombre de passagers x, combien sont sous anti-dépresseurs ? Et elle, que manigance-elle, collée à la porte ? Une haridelle comme on n'en fait plus, le visage sec comme un jour sans pain, une tignasse hirsute mais brune quand même, et les joues phagocytées par deux verres fumés immenses. On dirait Dylan. Je vais lui demander Subterranean Homesick Blues pour une dédicace. Elle est joyeuse comme une prise d'otages. Ses mains sont démesurées et noueuses. Le reste est émacié, érodé, étiré à l'envi. Ça tombe bien, j'avais envie.

Passé trois minutes de contemplation estomaquées devant la couverture de Têtu. Jérôme me tire par la manche en se payant ma tête. Il me traîne chez Ben & Jerry's. Je réquisitionne tout ce qu'ils ont. Il s'assoit en face de moi. Il porte un polo Ralph Lauren que je trouve hideux, mais il le porte très bien. Il est volatile, détendu, maniéré peut-être, il gesticule et remue tout l'espace autour de lui. J'aime bien ses Vuarnet, elles affinent son visage. Il me parle de l'appart qu'il vient d'acheter, il me dit qu'il a hâte d'emménager dans son home avec son homme. Et inversement, s'amuse-t-il. Il voudrait que je fasse une soirée pour mon anniversaire mais si possible pas en même temps que sa crémaillère, ça l'arrangerait bien. Ce doit être la grande quinzaine de la crémaillère. Je n'y ai pas pensé, je m'en fous un peu à vrai dire, tu sais. Il s'indigne comme un pinson, parce que je n'ai pas l'air de comprendre, mais trente-cinq ans, ça se fête. Je réponds trente-six en détachant les deux syllabes avec un sourire canin. Il reprend de la Cookie Dough et il ferme sa gueule. Un peu plus loin, sur un toit plat, une pie fait sa toilette dans une flaque d'eau que le soleil de cinq heures achève d'assécher. On est bien en terrasse.

Passé ma stupeur de retrouver de l'optimisme dans une poche de pantalon, au moment de faire la lessive, je crois me réjouir. Peut-être que non, tout n'est pas fini, me dis-je nonchalamment en débouchant un flacon d'assouplissant qui recrée prodigieusement le parfum des lys blancs. On trouvera encore bien d'autres raisons d'éclater. J'ai tellement d'idées que s'il me trouvait sur son chemin, un tamanoir affamé me lècherait goulûment. Je devrais me mettre au travail. En ce moment, je suis dans l'introspectif régressif. C'est un peu abstrait mais c'est intéressant. Je traîne une valise de feuilles volantes avec de vrais morceaux d'idées dedans mais sur lesquelles je n'ai rien écrit. Ce n'est pourtant pas l'histoire qui manque. Le papier, il faut voir. J'ai seulement besoin d'un stylo pour signer, vous devez bien avoir ça ? Non, répond mon frère qui me téléphone à vingt-deux heures et n'a toujours visiblement rien compris à l'expression "pendant les heures de repas". Il se marie en août, il veut l'annoncer aux parents, il trépigne d'impatience. Je le félicite, parce que je fais ça en général très bien. J'oublie de lui rappeler que c'est la troisième fois parce qu'il est mon frère et je m'essaie à l'optimisme de circonstance. Il faut toujours faire les poches. La dernière fois, ça m'a coûté une lessiveuse.

Passé mes nerfs dans des playlists. Des heures à mettre au point une thématique très concrète, une ligne directrice qui soit présente du premier au dernier morceau, même si elle oscille entre-temps et part vers des sonorités différentes. Avec un peu de travail, on peut caser Justin Timberlake et les Talking Heads à trois morceaux d'intervalle. J'ai rangé mes disques, comme toutes les fois que je sors de dépression. J'ai réécouté les essentiels, les fondamentaux, ceux qu'on sait définis par des frontières inamovibles. A peine certains jugements ont-ils été révisés. All Things Must Pass de George Harrison est définitivement un disque immense. Dans la mêlée, j'ai vu passer un double de Depeche Mode. Ceux-là, tiens. Le casse du siècle. Quand ils ont déboulé sur le marché catalogué de la pop grande surface des années 80, on leur aurait jeté des pierres. Parce que tout de même, Shake The Disease et autres maîtres et esclaves, ça n'allait pas caguer bien loin. Vingt ans plus tard, on les adoube parrains de l'électropop moderne avec un succès critique à la clé. Ce qui prouve que la durabilité fait loi. Je pourrais tenter ça, la durabilité. C'est porteur, c'est consensuel, c'est bon pour la planète. C'est surtout bon pour ceux qui sont sur la planète, en fait. La planète, elle s'en fout un peu. Quand il n'y aura plus un chat, elle se débrouillera très bien toute seule. Plus personne ne sera là pour écouter Never Let Me Down Again et dire que, tout de même, il y a ce petit final dantesque, digne d'une grand-messe fasciste, qui glace le sang. Devenir durable, réduire son bilan carbone, acheter du café commerce équitable, marcher à pied, trier ses déchets, manger bio, chier propre, pisser loin. Je vais commander une pizza.

Passé la soirée au bar de l'Intercontinental, dans les pourpres, les acajous et un état second. J'ai pris un Tom Collins pour me rappeler à quel point c'était infect. Il m'a cédé le canapé, mais a il ne m'a pas laissé un instant de silence. Il comble le moindre vide, d'une voix mal assurée mais finalement assez plaisante. Il a eu un instant de gêne au début, au moment de poser son manteau Marlboro Classics sur le dossier. Il porte certainement du 56. Il est grand, large, agile. Un jeans Liberto avec quelques franges éparses mais nettes aux extrémités des jambes. Un petit pull bleu marine Eden Park sur une chemise blanche. Il ne doit pas envisager d'autre couleur. De fines montures Prada noires. Il doit être graphiste ou maquettiste, ou un autre truc à la con où l'on est payé à dessiner des mickeys dans les bas de page. Le beau gosse du bureau d'à côté qui a toujours une blague nulle et passe les bras derrière la tête quand il l'a dite. Il a un sourire qui attire toute la lumière autour de nous. Je lui prends la main. Il ne la retire pas. Gil Scott-Heron, complètement assourdi par une sonorisation réduite au minimum, n'est presque plus qu'un bruit de fond, et je fonds sans un bruit. Je sens la chaleur de sa cuisse contre la mienne. Dans soixante-quinze minutes, il va arracher un bouton de ma chemise Nodus et je ne chercherai même pas à prétexter un défaut de fabrication.

Passé quatre heures du matin, les taxis deviennent même hermétiques aux insultes. J'aimerais bien me coucher. Si c'est une plaisanterie, il faudrait voir à la finir parce que là, on ferme. Soit, pressons le pas. Sur le trottoir, niché entre les pavés, invisible à la foule de tous les jours, j'aperçois un médaillon de bronze portant le nom de François Arago. Il y en a cent trente-cinq disséminés dans Paris, censés matérialiser le méridien qui traverse la capitale du nord au sud. Ils sont là depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, pour rendre hommage au physicien français. Personne ne les remarque. Beaucoup ont disparu, oubliés lors de travaux de voirie ou tout simplement volés. En trouver un devant soi sans même le chercher n'arrive jamais. Je l'enjambe le cœur léger. Ce serait tout de même dommage de n'avoir fait que passer.

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les parrains

"Why do you drink so much ?
- I drink to forget.
- To forget what ?
- I don't know, I forgot that a long time ago."

Frank Sinatra & Dean Martin

le patron

le patron

les brèves

"Quand même, ça aurait été trop cool si j'avais été pharaon !"

"Moi, je passe en mode crémeux."

"On devrait trop se faire une soirée cow-boy. Je louerais un taureau mécanique."

"Tu croyais quand même pas que j'allais me remettre en question ?"

"C'était un compliment.
- J'ai trouvé ça péjoratif.
- Dans ma bouche, tout est péjoratif."

"Je veux bien pleurer pour un chien mais pour des gens, faut pas pousser."

"L'alpinisme, c'est un truc de con. Faut être con pour monter sur une montagne.
- Ben quoi, t'es déjà monté sur un toit, non ?"

"Si j'étais vraiment bourré, je pourrais te prendre pour une meuf.
- Oui, mais ça durerait pas longtemps, crois-moi."

"Nous, on aime bien quand c'est bien."

"Tu aurais pu me rappeler.
- Si tu étais allé sur Facebook, tu aurais vu que j'étais pas dispo."

"Moi, si j'ai un chien, ce sera un Jack Daniel's."

"Elle doit être complètement dans un état de ouf !"

"Lacoste, les meilleurs polos, c'est les roses."

"C'est de la musique de pédé des années 80. C'est fraîchement soleil."

"Tu peux baiser ta demi-sœur d'un deuxième mariage ?
- Je crois pas. Y a un lien de parenté, quand même.
- Oui, mais si elle est bonne ?
- Ah là, d'accord."

"On s'est perdus pendant deux jours. On a mangé des fleurs."

"Ma sœur, elle tuerait pour avoir un Magimix."

"On joue à dix euros la cave.
- C'est quoi, la cave ?
- C'est ce que tu dois payer pour participer à une tournante."

"J'ai fait un coma éthylique. J'étais à un gramme neuf. J'étais déçu."

"C'est des gens différents. Ils sont un peu... Comment dire, particuliers.
- C'est des cons.
- Oui, si tu veux."

"Tu pourrais m'en filer. Je suis de gauche, moi, je partage.
- Et moi, je suis de droite, je garde tout pour moi."

"C'est pas plus grand que Paris.
- Je te dis que j'y comprends rien, à Nogent-sur-Marne."

"C'est bon ?
- Je sais pas si c'est bon mais ça passe."

"C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
- Oh, tu fais chier !
- Ça, c'est une métaphore."

"La punition, c'est deux doigts."

"On va là-bas, on boit des coups, on mate des culs et on rentre."

"Moi, je vais danser.
- Et moi, je danse avec qui ? Avec ma chatte ?
- Tu dis ça parce que t'es vaginale."

"Pendant que tu dors, l'oeil, il continue de regarder la paupière mais il se fait chier."

"Mais quand même, il baise des mecs.
- Oui, mais de façon virile et hétérosexuelle."

"A la piscine, tout le monde te regarde. Si tu te noies, c'est la honte."

"J'aime bien ma peau. Parfois je la caresse."

"Elle a un peu dérapé.
- Elle l'a sucé ?
- Non, ils en sont encore aux caresses.
- Elle l'a branlé alors ?
- Mais non, ils se frôlent, c'est joli."

"J'achète mes chaussures chez FootLeclerc."

"J'irais bien en vacances au Nigeria."

"Tu étais menaçant.
- Non, j'étais perplexe.
- Tu étais perplexe sur ma gueule, alors."

"En 95, j'étais paumé : j'écoutais du métal."

"Quand est-ce que t'as essayé d'être moins con ?
- Je sais plus.
- Je me disais aussi."

"J'ai de la chance. Mon chien aurait pu être homophobe."

"Lui, tout le fait chier.
- Attention, je suis pas sourd."

"Etre un chien, c'est un peu comme être bourré tout le temps."

"Un fauteuil, mon pote ! Tu fais l'amour dedans, dans toutes les positions ça rentre."

"Il fait de la muscu, d'accord, mais pour sa gueule, ça change rien."

"T'es peut-être citoyen du monde mais ici, c'est moi le patron."

"Comment tu fais pour ne pas devenir alcoolique ?
- Je bois très souvent."

"Quand il sort le samedi, il met son survêt de soirée, attention."

"Ça te fait pas chier d'appuyer
ton coude sur mon doigt ?"

"Si tu dis du mal d'Elvis, je te tue."

"Des fois, je rêve que tu me payes un coup.
- Les rêves, ça se réalise jamais."

"Il est d'où, ton copain ?
- Oui, il est très doux."

"Dans les transports en commun, c'est surtout le mot commun qui me dérange."

"Je mets pas trois mille balles dans une cafetière.
- Ce que tu peux être radin !"

"Il habite Clignancourt.
Moi, Clignancourt, rien que savoir que ça existe, ça me déprime."

"Un barbecue de folie, je te jure. Tu t'approches trop de la flamme, tu fais partie du plat."

"Quand est-ce qu'ils vont faire un micro-ondes qui fait de la glace ?"

"Tu sais ce qu'on dit : petite voiture, grosse bite.
- Ça, c'est un truc qu'on a inventé pour rendre la vie des pauvres plus supportable."

"Le malheur des riches, c'est tout de même plus intéressant que le malheur des pauvres."

"Tu peux pas utiliser Action 2 quand il y a Dash 3."

"Je suis capitaine de soirée. C'est moi qui apporte le champagne !"

"C'est quoi, le polythéisme ?
- C'est quand tu fais une OD avec du Lipton."

"La plus grosse insulte qu'il connaisse, c'est militant."

"Les chercheurs, quand ils ont trouvé, ils doivent changer de métier."

"La parité, ça marche dans les deux sens. Moi, par exemple, je travaille qu'avec des femmes.
- Et tu t'en tires ?
- Je m'en tire quelques-unes, ouais, ça va."

"J'ai horreur des syndicalistes, ils s'habillent très mal."

"Il te dit rien, il boit son coup et en douce, il file à l'anglaise.
- C'est de la grivellerie.
- Mais non, c'est du Picon."

"Tu vas pas boire tout ça ?"
- T'as rien d'autre à boire, aussi."

"Quand t'as fait tout le tour de la question, tu reviens à ton point de départ. Alors moi je dis, t'es pas plus avancé."

"Pourquoi faut-il toujours que tu m'humilies devant tout le monde ?
- Parce que devant personne, ça n'a aucun intérêt."

"J'ai regardé du curling hier à la télé. J'ai rien compris.
On dirait un concours de femmes de ménage."

"Un pet, ça se sent.
- T’as l’oreille fine, toi."

"Un écureuil, c'est même pas un vrai ours, d'abord."

"Si ça fond au Pôle Nord, la Seine, elle va déborder.
- Moi, ça me ferait chier, j'habite au rez-de-chaussée.

"Tu utilises tes mains à 50% avec tes jambes."

"T'es chiant à force. Pourquoi tu dis toujours oui ?
- Parce que non, je trouve ça négatif."

"Avant qu'on soit dimanche,
on était quel jour ?"

"Le pire, avec les bègues, c’est que t’as envie de finir leurs phrases, mais t’as pas le droit."

"Dans les films sur l'inceste, finalement, ce qui manque, c'est du cul."

"Bon, moi, je vais boire, au moins j'aurai un prétexte."

"Les cheveux, en fait, c’est des petits os."

"Avec le capitalisme, au moins, y a des riches et des pauvres. Avec le communisme, y a que des pauvres."

"Pourquoi tu mets ton doigt devant ta bouche ?
- Parce que je suis à l'ouest et que ça m’aide à me taire. Tu mets ton doigt devant ta bouche et ça stabilise la connerie, si tu veux. Ça l’empêche de sortir, quoi.
- Et ça marche ?

"Moi, je pourrais pas me noyer, je respire en dormant."

"Non mais t'as déjà vomi ?
- Ben ouais.
- Et tu continues ?"

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