Crocell Café

le salon La médiocrité entre virgules

Où l'on devine que les journaux gratuits sont encore trop chers pour le patron.
Texte inédit

Les voyages forment la jeunesse mais déforment le trou du cul, surtout lorsqu'on choisit la Thaïlande pour lieu de villégiature. Bien entendu, à moindre échelle, je devrais croire que les trajets quotidiens n'occasionnent que des hémorroïdes, pour peu qu'on soit mal assis. C'est précisément la réflexion que je m'autorisais ce matin, posé de guingois sur un siège au dossier lacéré, dans un train de banlieue. Ma situation d'otage d'une certaine catégorie de personnel lancée dans une grève préventive – le concept de grève préventive est une aberration typiquement française et proprement désopilante sur laquelle je ne m'étendrai pas ici – ne me permettait pas d'ignorer l'insigne privilège qui était le mien : j'étais assis alors que la plupart des usagers étaient contraints de voyager debout, serrés les uns contre les autres dans un appétissant mélange de senteurs mêlant le café froid, le pet foireux et l'eau de toilette bon marché.
Dans de telles circonstances, j'essaie en général d'oublier où je me trouve. Et je m'abîme dans une lecture intense. Naturellement, comme je suis un homme de goût, je veille à choisir un auteur talentueux qui saura me captiver le temps de mon voyage. Ce qui exclut d'emblée Dan Brown et son Da Vinci Code, roman merdeux écrit à la truelle et bourré d'erreurs toutes plus grossières les unes que les autres. Un vrai livre de plage, celui-là, en ce sens que si l'on renverse dessus le flacon d'huile solaire, les quinze ou vingt pages collées et illisibles n'empêcheront en rien le lecteur d'arriver à la fin. Ce qui n'a pas l'air d'être le cas de ma voisine qui n'a pas tourné une page depuis dix minutes mais qui se félicite que sa copine Martine de la comptabilité lui ait conseillé ce livre à la machine à café. Grâce à lui, elle vient d'apprendre ce qu'était une clé de voûte alors qu'elle croyait, cette gourde, qu'il s'agissait d'un outil dont devait se servir son mari pour réparer le carburateur du 4x4, ou quelque chose dans ce goût-là.
Laissons là ces gribouillages pour ménagères sevrées aux fictions du jeudi et autres nostalgiques de Belphégor. J'ai beau avoir mauvais caractère, je n'en demeure pas moins un garçon sensible et curieux, toujours avide de savoir ce qui passionne mes contemporains, même si je les déteste cordialement, et ce à quoi ils peuvent occuper leur temps quand le temps en question se résume à une heure de pointe. Je consens donc à lever la tête de ma présente lecture pour constater que les deux personnes assises sur la banquette qui me fait face, à savoir une dame bien mise d'une soixantaine d'années avec un renard crevé sur les épaules et un monsieur d'un âge et d'un teint incertains, dont le costume semble être passé dans la gueule d'une vache, sont toutes deux plongées dans la lecture d'un de ces infects journaux gratuits qu'on trouve un peu partout dans les gares et qui seraient presque une insulte à la littérature du même nom. Un coup d'œil à gauche, et je vois un jeune homme, qui disparaîtrait presque sous une immense parka à capuche, qui lit la même chose. Un coup d'œil à droite, et j'avise une chanteuse de pop acidulée, avec des boucles d'oreilles comme des poignées de signal d'alarme, qui lit elle aussi le même torchon. Pris d'une effroyable sensation d'ensevelissement, je balade un regard sceptique sur l'ensemble des voyageurs. Je constate avec horreur que tous ceux qui à cet instant lisent quelque chose ont entre les mains l'une de ces atroces feuilles de chou, à l'exception d'un exemplaire de L'Equipe et du dernier tome des aventures d'Harry Potter dont je ne dirai pas de mal ici même si l'envie me démange.
J'ai soudain l'impression d'être le dernier rempart de la civilisation au milieu d'une déferlante de bêtise. Ce qui m'arrive assez souvent, j'en conviens. Mais tout de même. Dans ces moments-là, les coins de ma bouche se contorsionnent pour former une grimace de dégoût qui s'approche davantage du rictus méprisant que de la moue dubitative. Mon élitisme tenace ne peut voir que d'un très mauvais œil la prolifération de ces journaux gratuits. Leur succès, à défaut d'être le reflet d'une époque, est à coup sûr une parfaite illustration du rapport que le lecteur entretient avec l'information. Celle qu'on trouve dans Metro et dans 20 minutes, les deux principaux quotidiens d'information gratuits disponibles sur le réseau francilien, est remarquable par la platitude du style et la nullité de la relation. Il s'agit ni plus ni moins de dépêches améliorées où les faits sont livrés tels quels, sans aucun recul, aucune analyse, aucun jugement critique, avec seulement quelques virgules en plus pour donner l'impression que le contenu a subi un laborieux travail de réécriture.
Entendons-nous bien, le danger n'est pas tant qu'il existe des journaux gratuits, mais que le lectorat leur accorde une importance qu'ils n'ont pas. La seule légitimité à laquelle peut prétendre un journal qui n'est composé que de brèves, qui synthétise en vingt pages tout ce qui a pu se passer dans le monde au cours des dernières vingt-quatre heures et surtout, qui ne dispose pas des moyens suffisants pour effectuer un réel travail d'investigation, c'est celle de jouer un rôle d'alerte. Il peut informer – au sens premier d'aviser, de faire part, et non au sens philosophique de donner une forme, une structure, une signification – et communiquer à celui qui le lit l'envie d'en savoir plus. Il ne peut en aucun cas se substituer à l'information fournie par la presse payante car il ne donne pas les clés nécessaires au décryptage de cette information. Si certains lecteurs, notamment ceux qui pourraient acheter la presse traditionnelle mais se contentent de la lecture de l'un de ces titres, s'en servent comme substituts, c'est parce qu'ils croient y trouver une information satisfaisante. Or, par définition, un journal gratuit ne peut que présenter des données brutes, certainement pas des positions fondées et argumentées.
Qu'on se contente de balancer des faits sans y apporter le moindre éclairage à un public non averti dont le rêve le plus cher est de voir leur gamine participer à la Star Academy est déjà particulièrement dangereux. Mais que certains articles aient la prétention de joindre aux faits un début d'analyse, alors que les moyens de cette analyse ne sont pas mis en œuvre et que l'indépendance financière du journal est fortement soumise à caution, et la décérébration devient collective. La véracité des faits présentés dans un journal gratuit ne saurait être remise en question puisqu'ils proviennent de sources fiables, les agences de presse en l'occurrence. En revanche, quand on sait que ces quotidiens sont intégralement financés par la publicité, l'analyse est beaucoup plus discutable que dans un journal payant. Certes les gens aisés ne sont pas les seuls à avoir le droit de défendre des opinions polémiques. Je peux comprendre l'envie, aussi louable soit-elle, d'apporter à ceux qui ne peuvent payer la lecture d'un quotidien des pistes pour développer un jugement critique sur quelque thème que ce soit. On peut même partager, à titre personnel, les opinions le plus souvent défendues par telle ou telle équipe de rédaction. Mais on est forcé d'admettre que c'est en se positionnant ainsi que la presse gratuite met le plus directement à mal le pluralisme.
En même temps, le pluralisme, le lecteur, il s'en cogne. Ce qu'il veut, c'est du factuel, de l'événementiel, du bête et du méchant. Tout heureux de ne pas avoir dépensé le moindre centime pour savoir de quoi est fait son quotidien, il se forge un avis souvent proche de l'opinion commune et fonde son point de vue sur un article où tout ce qui ressemble à de l'analytique est soigneusement écarté au profit d'une livraison brute et sans ambages des événements, et à peine circonstanciée. Et j'entends ensuite, au hasard de mes pérégrinations le long de mon comptoir, qui déclamer haut et fort qu'il soutient les grévistes des chemins de fer mais n'a strictement pas la moindre idée de ce que suppose la gestion d'une telle entreprise publique, qui s'étonner que les OGM ne soient pas purement et simplement interdits mais ignore complètement que certains sont utilisés à des fins médicales, ou bien qui encourager l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics y compris les restaurants et les boîtes de nuit, sans se douter que la fréquentation de la clientèle de tels établissements serait alors divisée de moitié. Toutes ces heureuses prises de position sont bien souvent le fruit d'une lecture assidue d'un 20 minutes ou d'un Metro oublié sur un banc. Que de tels torche-culs concourent au nivellement par le bas ne fait donc aucun doute, mais qu'ils assurent une uniformisation des modes des pensées, voilà qui est beaucoup plus malsain.
Dans la gratuité de l'information, c'est le rapport à la gratuité qui est fondamentalement pervers. Tandis qu'il entonne pour la énième fois sa ritournelle favorite – son pouvoir d'achat est en chute libre et le fisc lui vole tout, pour résumer – l'homme de la foule, auquel j'ai de moins en moins envie de ressembler, a décrété que si l'Etat ne lui donnait pas ce pour quoi il payait, il allait s'octroyer ce pour quoi il ne payait pas. Je prends un exemple : qu'une distribution de canettes d'une quelconque boisson gazeuse ait lieu en pleine rue à des fins publicitaires, et voilà qu'une nuée de profiteurs se pressent autour de l'homme-sandwich, essayant d'en remporter le plus possible au cas où, sait-on jamais, la pénurie survenait. De même, il suffit d'observer le comportement d'un sujet devant un buffet garni où tout est "à volonté" pour remarquer qu'il perd immédiatement toute contenance et qu'il oublie même le sens des convenances si tant est qu'on le lui ait un jour inculqué. Lors d'un déjeuner au Blue Elephant, il y a quelques mois, je m'amusais et me désolais à la fois de tels comportements, précisément celui d'une grosse dame, venue manger ici avec toute sa répugnante marmaille, qui développait des trésors d'ingéniosité pour faire tenir dans son assiette d'un diamètre de quinze centimètres une trentaine de bouchées vapeur. Parce que, vous comprenez, on lui avait dit qu'elle pouvait en prendre autant qu'elle voulait alors, vous pensez bien, elle allait en profiter.
En profiter, voilà ce qui compte. Sauter sur l'occasion, rafler tout ce qui traîne, s'en mettre plein les poches et tant pis s'il ne reste rien pour les autres. Après tout, ce sont les premiers arrivés les premiers servis. On ne va pas se faire baiser, voyons, si c'est gratuit, on en veut aussi. On paye nos impôts comme tout le monde. Combien de fois l'ai-je entendue, celle-là ? Désormais, c'est la gratuité qui crée le besoin. Si les autres peuvent avoir, alors il est normal que j'aie aussi, s'époumonent les partisans du toujours plus pour toujours moins. Je me souviens ainsi d'une dame qui ne buvait pas d'alcool mais qui avait insisté, alors qu'elle était au restaurant, pour qu'on lui serve tout de même l'apéritif offert par la maison. Naturellement, elle n'avait pas touché à son verre. Mais devant l'incrédulité de son mari, elle avait pris son air le plus outré pour lâcher un "J'y ai droit" sans équivoque.
Alors que la rame entre à la station Châtelet - Les Halles, je hausse les épaules. En somme, les journaux gratuits sont bien dans l'air du temps. La démocratisation de l'information a fait en sorte de rajouter celle-ci sur la liste des choses auxquelles "on a droit" au même titre que la culture et le respect. Des notions ressassées tant de fois qu'on ne sait plus trop à quoi elles correspondent mais dont on ne saurait se départir puisque, justement, "on y a droit". Au train où vont les choses, la presse payante sera bientôt réservée à une élite tandis que fleuriront des journaux gratuits toujours plus racoleurs, dont le financement deviendra de plus en plus difficile à déterminer et qui iront jusqu'à supprimer ou retravailler sans éléments complémentaires des dépêches jugées trop fades. Et les imbéciles seront encore plus heureux. Finalement, quand on voit le niveau intellectuel de ses lectures, on comprend que le peuple ait voté non au traité constitutionnel européen. Ce n'est pas tant qu'il était contre. C'est qu'il n'avait rien compris. Ce qui, tout de même, suit une certaine logique : l'analyse et l'opinion appartiennent à ceux qui s'en donnent les moyens.

Trackbacks

1. Le vendredi 2 décembre 2005 à 21:27, de Encore un Blog

Supériorité des lecteurs de presse payante

Lire la presse gratuite fait il de vous un décérébré ?

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Commentaires

1. Le jeudi 1 décembre 2005 à 22:08, par Elgab :: email

CQFD
J'aime beaucoup. Je n'ai pas ta verve (avec un v) mais je salue bien bas ce texte.
Je fais partie de ces gens qui pensent que l'idéal vers lequel tendre, c'est être doué d'esprit d 'analyse, de culture générale, de savoir vivre et de politesse (sans hypocrisie), de tolérance et d'envie constante de s'améliorer humainement.
Dans le monde actuel, c'est pas simple.

2. Le vendredi 2 décembre 2005 à 17:25, par Bart

Je n'ai pas lu ce billet en entier, dégouté par le ton hautain et supérieur de l'auteur.
Je tiens quand même à signaler que, à l'instar des masses ouvrières représentées par les lecteurs de quotidiens gratuit qui ont fait un bout de chemin avec toi, il peut m'arriver d'en feuilleter quelques pages. Ce qui ne m'empeche pas de prendre le recul qui s'impose, tout comme avec le journal de PPDA, ou n'importe quel journal payant qui, non content d'être aussi financé par la publicité, m'impose une vision subjective de l'information, en fonction des affinités politiques de ses dirigeants.
Quitte à choisir, j'aime autant un gratuit qui me présente de l'information brute qu'une analyse partiale faite pour me montrer les erreurs et les défauts du camps adverse en passant sous silence les bourdes des copains.
Libre à chacun de se documenter et d'analyser lui-même l'information. Laissons le bénéfice du doute à ces "pauvres gens victimes de la société de consommation capitalistico-télévisuelle" sur qui tu craches allègrement, peut être que certains (beaucoup ?) ne sont pas aussi médiocres que tu semble le croire.

3. Le samedi 3 décembre 2005 à 10:28, par elgab

La réponse est dans la question...
"Je n'ai pas lu ce billet en entier"

SIC

4. Le samedi 3 décembre 2005 à 20:41, par Bart

Après une lecture complète que je regrette (le ton reste inchangé, et l'irrespect autant que l'intolérance sont manifestes), je confirme ce que je pense du billet, et c'est ce genre d'attitude, pas celle des "masses", qui me feraient plus douter de l'humanité.

5. Le dimanche 4 décembre 2005 à 13:43, par elgab

Allemagne - 1933. Cette époque me fait douter de l'attitude des masses... Pas toi ?
Donc il faut :
a) lui donner de l'information bien traîtée.
b) faire en sorte que le maximum de gens aient le lit suffisant de culture générale pour bien la comprendre.

6. Le lundi 5 décembre 2005 à 11:36, par Lapin

Vous l'avez bien cherché patron ...

Je n'aime pas la presse gratuite car c'est mal écrit (mal recopié), et ça tue les arbres, mais il est un peu fort de déclarer que "l'analyse et l'opinion appartiennent à ceux qui s'en donnent les moyens" quand on lit le Figaro (ce n'est pas une attaque personnelle, la phrase fonctionne également avec Libé).

Certes les gratuits sont des torchons, mais ils ont au moins le mérite de ne pas orienter l'opinion. Enfin il me semble.

7. Le lundi 5 décembre 2005 à 17:43, par Pef :: email

Lapin Président, Lapin Président, Lapin Président !!!

8. Le mardi 6 décembre 2005 à 01:23, par le patron

Il y a en effet dans ma façon de peindre les choses un certain cynisme et beaucoup de mépris pour mes contemporains. Je ne suis pas d'un naturel optimiste. Ceux qui fréquentent assidûment mon établissement le savent et ne s'en offusquent pas. Mieux, ils en redemandent. Les autres en seront pour leurs frais. Ils savent où est la porte.
Cela posé, je ne suis pas spécialement surpris que mon attitude me vaille de tels reproches. Il suffit aujourd'hui d'émettre la moindre critique pour être taxé de réactionnaire et se voir brandir l'étendard de la tolérance comme une serpillière dont les couleurs auraient fortement déteint au lavage.
Je n'ai jamais dit que les gens qui lisaient la presse gratuite étaient des imbéciles mais que ceux qui se contentaient de lire la presse gratuite risquaient fortement de le devenir. Il y a une nuance importante et je pensais l'avoir marquée. Ce n'est peut-être pas le cas. J'ai très bien pu me laisser emporter. C'est ce que je fais de mieux.
Je devrais alors me féliciter que certains gardent encore un quelconque espoir en l'humanité et pensent que les gens feront l'effort d'aller au-delà de l'information brute qu'on leur sert, qu'ils prendront sur eux d'analyser, de se documenter et de se faire un avis qui ne sera pas forcément celui du dernier qui a parlé. Et donc, qu'ils s'affranchiront de la médiocrité dans laquelle l'être abject, bouffi d'orgueil et d'arrogance, que je suis les a catalogués. Très sincèrement, je le souhaite. Très honnêtement, j'en doute. Mais comme je le disais plus haut, je ne suis pas d'un naturel optimiste.

9. Le mardi 6 décembre 2005 à 16:54, par elgab

Merci, patron. Personnellement c'est bien comme cela que j'avais perçu ce texte. Ladite nuance était marquée. Mais vu que l'on se connaît depuis un bon paquet d'années...

Les moyens électroniques de communication engendrent parfois des crucifixions gratuites, tous fiers que nous sommes de nous cacher derrière un "elgab" ou un "lapin" (c'est pour l'exemple lapin, tu as ma voix aussi).

10. Le mardi 6 décembre 2005 à 21:41, par Pef :: email

HOURRA !!! Lapin Président !!!

11. Le mercredi 7 décembre 2005 à 01:06, par philippe

Pour ma part, je ne te reprocherai pas ton intolérance. Par contre, je ne comprends pas l'intérêt de ton message. Des gens lisent des journaux pourris. Bon et donc ?
Si cela leur plait ? J'ai toujours eu peur des individus ayant pour mission de rééduquer la masse, en général cela mène droit au goulag.
Donc laisse vivre les gens et soit un bon petit gars studieux si cela te plait. Mais méfie toi, il est prouvé que lorsqu'un individu ne sait plus pratiquer d'activité gratuite et qu'il se sent obligé de pratiquer des activités de maîtrise, la dépression n'est pas loin !

12. Le mercredi 7 décembre 2005 à 11:27, par Lapin

Je ne ma cache pas derrière un lapin, je SUIS un lapin !

Patron, il va s'en dire que nous connaissons votre style, entre cynisme et provoc, et je ne l'avais pas pris autrement. Il n'en reste pas moins que sans tomber dans le grossier panneau de l'offusquement outrancier, on peut aussi ne pas aller dans le sens de vos idées.
Si on ne peut pas caresser un chat dans le sens contraire du poil, c'est en revanche pour votre bien que je le fais avec votre égo. Oh le fourbe animal !

Cela dit, on est bien d'accord : la fin du monde est proche et les gens sont laids.
Pour ces raisons, je ne me présenterai pas à la présidence en 2007, j'en suis navré, Pif.

13. Le mercredi 7 décembre 2005 à 13:49, par Pef :: email

Lapin est un imposteur ! Les lagomorphes à la broche !
(tous en cœur en tapant sur le zinc) : "Le Pouvoir au Patron, les autres sont des cons."
Démocratique ; démocratique ? C'est démocratique les crottes de Lapin ? C'est peut-être propre à la campagne, mais dans les villes ! Faudrait voir à pas faire n'importe quoi quand même !

Bon … hic, patron,(~ blurtch ~) c’était la dernière, je vais y aller... hic...je commence à raisonner de trop. C'est jamais bon. Et puis il se fait tard.. ma femme me cherche ... C'est de sa faute, fallait pas qu'elle m'engueule à cause de la caisse du chat... J’vais quand même y téléphoner : "Allo Moman ?!? Oui salut chérie… oui oui... je viens me coucher... Tiens, je t’ai trouvé le "Métro" d'hier. Je sais que ça te fait toujours plaisir. En plus y’a une bonne recette de Lièvre en croûte."

14. Le jeudi 8 décembre 2005 à 18:42, par philippe

Non, ce texte n'est pas de la provoc', l'individu ayant commsi ce billet pensait réellement ce qu'il a écrit! Tsss, quelles attitues de petits marquis, quelle bouffissure, quelle prétention. J'apprendrais que le patron a un physique de nain à grosse tête, comme Sarko ou Alain Minc, que je n'en serais pas étonné. Ce sont les pires !En tout cas, à défaut d'être libéral (un vrai libéral laiss eles gens lirent ce qu'ils veulent), ldit patron se prépare une belel carrière de commissaire politique chargé de la rééducation des masses !

15. Le jeudi 8 décembre 2005 à 19:56, par Andrea Le Phus

Oui vas y rééduque moi !

16. Le vendredi 20 janvier 2006 à 19:37, par La Fougère

Eh béh Patron… A-t-on déjà vu ici autant de commentaires sur un seul billet?...

Quant à moi, je poste, non pas tant pour commenter votre texte que pour rebondir sur les propos de M.Lapin… plus d’un mois après, oui; je sais.

«Certes les gratuits sont des torchons, mais ils ont au moins le mérite de ne pas orienter l'opinion. Enfin il me semble.»

Il vous semble mal, M Lapin… si je puis me permettre. Non seulement ils orientent mais délibérément avec ça. Oui il m’est arrivé d’en parcourir, et ça fout un peu la trouille. Surtout quand on constate le crédit accordé à ses textes sous prétexte d’objectivité…

Pendant que j’y suis, à l’attention des lecteurs de passage… même si c’est tardif.

Si j’ai apprécié ce texte, c’est avant tout pour sa forme qui me fait souvent sourire et parfois rire. De plus, il se trouve qu’a l’inverse du Patron, je suis un optimiste, profondément hostile à l’élitisme, et très favorable à la vulgarisation… Seulement voilà, non seulement cela ne m’empêche pas de savourer sa prose en fin gourmet... mais, sur le fond, je partage son point de vue, et j’ajoute: la vulgarisation, la vraie, consiste à simplifier sans trahir, pas à prendre les gens pour des c.. . Le vrai mépris du public est chez ces rédacteurs de «gratuits» ainsi que chez de nombreux «auto-proclamés intellectuels». Ce mépris là me paraît bien plus néfaste que celui, bien inoffensif, que l’on peut parfois croiser au crocell cafe.

Un habitué (même s’il ne passe pas régulièrement).


P.S.: Rapport à l’allusion au «vrai libéral» (trop simpliste pour mériter une réponse)… je n’ai encore jamais lu ici de la part du Patron de coming-out libéral… maintenant je n’ai pas encore lu l’intégralité. Il me tarde. Auriez-vous décidemment tous les vices? Non, non, ne répondez pas, vous vous damneriez…

17. Le lundi 13 mars 2006 à 16:32, par Malinss

Ben patron, on te traite de fasciste où je ne sais pas lire, incroyable ça, personnellement tous les matins, je faits les mots flèchés et le sudoku et je me suis même mis au Kakuro, le seul article que je lis c'est Garfield, l'essentiel y est.

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les parrains

"Why do you drink so much ?
- I drink to forget.
- To forget what ?
- I don't know, I forgot that a long time ago."

Frank Sinatra & Dean Martin

le patron

le patron

les brèves

"Quand même, ça aurait été trop cool si j'avais été pharaon !"

"Moi, je passe en mode crémeux."

"On devrait trop se faire une soirée cow-boy. Je louerais un taureau mécanique."

"Tu croyais quand même pas que j'allais me remettre en question ?"

"C'était un compliment.
- J'ai trouvé ça péjoratif.
- Dans ma bouche, tout est péjoratif."

"Je veux bien pleurer pour un chien mais pour des gens, faut pas pousser."

"L'alpinisme, c'est un truc de con. Faut être con pour monter sur une montagne.
- Ben quoi, t'es déjà monté sur un toit, non ?"

"Si j'étais vraiment bourré, je pourrais te prendre pour une meuf.
- Oui, mais ça durerait pas longtemps, crois-moi."

"Nous, on aime bien quand c'est bien."

"Tu aurais pu me rappeler.
- Si tu étais allé sur Facebook, tu aurais vu que j'étais pas dispo."

"Moi, si j'ai un chien, ce sera un Jack Daniel's."

"Elle doit être complètement dans un état de ouf !"

"Lacoste, les meilleurs polos, c'est les roses."

"C'est de la musique de pédé des années 80. C'est fraîchement soleil."

"Tu peux baiser ta demi-sœur d'un deuxième mariage ?
- Je crois pas. Y a un lien de parenté, quand même.
- Oui, mais si elle est bonne ?
- Ah là, d'accord."

"On s'est perdus pendant deux jours. On a mangé des fleurs."

"Ma sœur, elle tuerait pour avoir un Magimix."

"On joue à dix euros la cave.
- C'est quoi, la cave ?
- C'est ce que tu dois payer pour participer à une tournante."

"J'ai fait un coma éthylique. J'étais à un gramme neuf. J'étais déçu."

"C'est des gens différents. Ils sont un peu... Comment dire, particuliers.
- C'est des cons.
- Oui, si tu veux."

"Tu pourrais m'en filer. Je suis de gauche, moi, je partage.
- Et moi, je suis de droite, je garde tout pour moi."

"C'est pas plus grand que Paris.
- Je te dis que j'y comprends rien, à Nogent-sur-Marne."

"C'est bon ?
- Je sais pas si c'est bon mais ça passe."

"C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
- Oh, tu fais chier !
- Ça, c'est une métaphore."

"La punition, c'est deux doigts."

"On va là-bas, on boit des coups, on mate des culs et on rentre."

"Moi, je vais danser.
- Et moi, je danse avec qui ? Avec ma chatte ?
- Tu dis ça parce que t'es vaginale."

"Pendant que tu dors, l'oeil, il continue de regarder la paupière mais il se fait chier."

"Mais quand même, il baise des mecs.
- Oui, mais de façon virile et hétérosexuelle."

"A la piscine, tout le monde te regarde. Si tu te noies, c'est la honte."

"J'aime bien ma peau. Parfois je la caresse."

"Elle a un peu dérapé.
- Elle l'a sucé ?
- Non, ils en sont encore aux caresses.
- Elle l'a branlé alors ?
- Mais non, ils se frôlent, c'est joli."

"J'achète mes chaussures chez FootLeclerc."

"J'irais bien en vacances au Nigeria."

"Tu étais menaçant.
- Non, j'étais perplexe.
- Tu étais perplexe sur ma gueule, alors."

"En 95, j'étais paumé : j'écoutais du métal."

"Quand est-ce que t'as essayé d'être moins con ?
- Je sais plus.
- Je me disais aussi."

"J'ai de la chance. Mon chien aurait pu être homophobe."

"Lui, tout le fait chier.
- Attention, je suis pas sourd."

"Etre un chien, c'est un peu comme être bourré tout le temps."

"Un fauteuil, mon pote ! Tu fais l'amour dedans, dans toutes les positions ça rentre."

"Il fait de la muscu, d'accord, mais pour sa gueule, ça change rien."

"T'es peut-être citoyen du monde mais ici, c'est moi le patron."

"Comment tu fais pour ne pas devenir alcoolique ?
- Je bois très souvent."

"Quand il sort le samedi, il met son survêt de soirée, attention."

"Ça te fait pas chier d'appuyer
ton coude sur mon doigt ?"

"Si tu dis du mal d'Elvis, je te tue."

"Des fois, je rêve que tu me payes un coup.
- Les rêves, ça se réalise jamais."

"Il est d'où, ton copain ?
- Oui, il est très doux."

"Dans les transports en commun, c'est surtout le mot commun qui me dérange."

"Je mets pas trois mille balles dans une cafetière.
- Ce que tu peux être radin !"

"Il habite Clignancourt.
Moi, Clignancourt, rien que savoir que ça existe, ça me déprime."

"Un barbecue de folie, je te jure. Tu t'approches trop de la flamme, tu fais partie du plat."

"Quand est-ce qu'ils vont faire un micro-ondes qui fait de la glace ?"

"Tu sais ce qu'on dit : petite voiture, grosse bite.
- Ça, c'est un truc qu'on a inventé pour rendre la vie des pauvres plus supportable."

"Le malheur des riches, c'est tout de même plus intéressant que le malheur des pauvres."

"Tu peux pas utiliser Action 2 quand il y a Dash 3."

"Je suis capitaine de soirée. C'est moi qui apporte le champagne !"

"C'est quoi, le polythéisme ?
- C'est quand tu fais une OD avec du Lipton."

"La plus grosse insulte qu'il connaisse, c'est militant."

"Les chercheurs, quand ils ont trouvé, ils doivent changer de métier."

"La parité, ça marche dans les deux sens. Moi, par exemple, je travaille qu'avec des femmes.
- Et tu t'en tires ?
- Je m'en tire quelques-unes, ouais, ça va."

"J'ai horreur des syndicalistes, ils s'habillent très mal."

"Il te dit rien, il boit son coup et en douce, il file à l'anglaise.
- C'est de la grivellerie.
- Mais non, c'est du Picon."

"Tu vas pas boire tout ça ?"
- T'as rien d'autre à boire, aussi."

"Quand t'as fait tout le tour de la question, tu reviens à ton point de départ. Alors moi je dis, t'es pas plus avancé."

"Pourquoi faut-il toujours que tu m'humilies devant tout le monde ?
- Parce que devant personne, ça n'a aucun intérêt."

"J'ai regardé du curling hier à la télé. J'ai rien compris.
On dirait un concours de femmes de ménage."

"Un pet, ça se sent.
- T’as l’oreille fine, toi."

"Un écureuil, c'est même pas un vrai ours, d'abord."

"Si ça fond au Pôle Nord, la Seine, elle va déborder.
- Moi, ça me ferait chier, j'habite au rez-de-chaussée.

"Tu utilises tes mains à 50% avec tes jambes."

"T'es chiant à force. Pourquoi tu dis toujours oui ?
- Parce que non, je trouve ça négatif."

"Avant qu'on soit dimanche,
on était quel jour ?"

"Le pire, avec les bègues, c’est que t’as envie de finir leurs phrases, mais t’as pas le droit."

"Dans les films sur l'inceste, finalement, ce qui manque, c'est du cul."

"Bon, moi, je vais boire, au moins j'aurai un prétexte."

"Les cheveux, en fait, c’est des petits os."

"Avec le capitalisme, au moins, y a des riches et des pauvres. Avec le communisme, y a que des pauvres."

"Pourquoi tu mets ton doigt devant ta bouche ?
- Parce que je suis à l'ouest et que ça m’aide à me taire. Tu mets ton doigt devant ta bouche et ça stabilise la connerie, si tu veux. Ça l’empêche de sortir, quoi.
- Et ça marche ?

"Moi, je pourrais pas me noyer, je respire en dormant."

"Non mais t'as déjà vomi ?
- Ben ouais.
- Et tu continues ?"

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